Le contrat d'assurance vie est un élément de patrimoine. A ce titre, il peut garantir une opération d'emprunt immobilier.
Première possibilité : la valeur du contrat est au moins égale au prêt. Elle peut alors venir en garantie d'un prêt amortissable et évite de prendre d'autres garanties comme l'hypothèque.
Deuxième possibilité : la valeur du contrat est inférieure au montant du prêt. Cette fois, le contrat vient en garantie d'un prêt mais ne dispense pas l'emprunteur de l'obligation d'une garantie complémentaire. Dans les deux cas, donner son contrat d'assurance vie en gage à un banquier n'est pas sans embûches.
Garantir un prêt amortissable : On peut donner son contrat auprès d'une banque pour garantir un prêt personnel, en lieu et place du recours à l'hypothèque ou à la caution. Le contrat devient alors une garantie de paiement à la banque face au risque de défaillance de l'emprunteur ( le risque d'impayés). Si on ne peut plus payer son emprunt, la banque prendra tout simplement le montant de sa créance dans le contrat après quelques sommations d'usage.
Un crédit in fine adossé à une assurance vie :
On peut aussi souscrire un prêt et un contrat d'assurance vie en même temps. Il s'agit d'emprunter pour placer. Le prêt proposé est dit in fine. A chaque échéance mensuelle, l'emprunteur rembourse seulement les intérêts puis le capital à la fin.
Le risque : pour le particulier, la donne est simple : emprunter une somme importante pour souscrire un contrat multisupports, en espérant une valorisation de l'actif supérieure au coût du crédit. Le succès du mécanisme repose sur la bonne santé de la Bourse. les placements en actions doivent être supérieures au taux d'emprunt.
Le mariage avec l'immobilier : le crédit in fine est aussi utilisé dans le cadre des investissements immobiliers surtout dans l'immobilier locatif défiscalisant. L'épargne est versée sur un contrat d'assurance vie gagée au profit du prêteur. L'interet du mariage de l'emprunt et de l'épargne provient de la fiscalité des revenus fonciers. En effet, les intérêts d'emprunt constituent une charge déductible des recettes locatives.








